3 Avril 2012

Depuis bientôt 10 ans des communautés du Bajo Atrato, plus particulièrement du Curvarado et du Jiguamiando, se sont mobilisées et se sont organisées dans un processus de résistance pour la défense de leur territoire, territoire duquel elles ont été déplacées lors des vagues de violence de 1996-97. Depuis 2010, le gouvernement a mis sur pied dans la région un processus de dévolution des terres qu’il prétend être emblématique pour la nation. Le prétendu exemple servirait à démontrer la bonne foi gouvernementale en ce qui a trait à la restitution territoriale. Toutefois, les récents événements renvoient à l’absence de garanties dans la région quant à la prévention et la protection de la vie et de l’intégrité des défenseur.es territoriaux appartenant aux conseils communautaires. Ceux et celles-ci exigent, en toute légitimité, la restitution de la propriété collective ayant été volée illégalement et violement par des paramilitaires liés aux imprésarios du secteur de la palme africaine, de la banane, de l’élevage extensif et de la coca.

Basé sur un droit territorial ancestral des afros-colombiens reconnu légalement, le processus de restitution des terres au Choco est bien différent de la loi des terres à laquelle il est comparé. La promesse de restitution prochaine des terres du Choco sera selon les communautés rien de plus qu’une simulation. Selon les dénonciations faites par la Comission Interecclésiale de Justicia y Paz, nous comptons 47 personnes ayant été directement menacées de mort dans la dernière année. L’impunité et la complicité entre les structures policières, militaires, impressariales et paramilitaires nous font craindre la mise à exécution de diverses violations de droits humains pouvant aller jusqu’à l’assassinat comme ce fut le cas le 25 mars dernier.

Pour en savoir plus sur le processus des communautés afrodescendantes et métis du Bajo Atrato, accompagnées par le PASC depuis 2003, visitez la page suivante.

FAITS

Le 25 mars 2012, sur la route entre Mutata et Apartadocito, MANUEL RUIZ, leader du processus de restitution et membre du comité de recensement d’Apartadocito ainsi que son fils de 15 ans, SAMIR RUIZ, ont été enlevés et assassinés.

Dans le cadre du processus de restitution territorial, Manuel allait participer dans les prochains jours à une commission interinstitutionnelle chargée de vérifier les limites des fermes « La Bonita » et « Los Piscingos », territoires occupés par les promoteurs d'un projet d’élevage bovin lesquels sont reconnus comme étant des occupants de mauvaise foi par les communautés.

Ces faits ont été dénoncés entre autres par le Haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés dans son communiqué public du 30 mars 2012.

SOLICITUDES

Due à la gravité et l’extrême urgence, nous sollicitons que des mesures soient prises afin d’éviter tout dommage irréparable à la vie et l’intégrité des personnes ainsi que tout dommage irréparable à l’environnement.  Nous demandons aux autorités judiciaires de réaliser les enquêtes nécessaires pour éclaircir les faits et poursuivre les responsables afin que ce crime ne reste pas impuni.

Depuis le 24 mars, la famille Ruiz se trouve en situation de déplacement forcé, 27 personnes se sont déplacées (16 enfants et 11 adultes) et sont toujours sans aucune assistance humanitaire de la part des autorités. Nous demandons aux autorités d’adopter des mesures de protection afin d’assurer leur protection.

Nous responsabilisons à l'État colombien pour sa négligence et ses actions tardives en ce qui concerne la prévention des agressions et des attentats contre les membres des conseils communautaires.

Sources : Commision de Justicia y Paz , 31 mars 2012 (Résumé et Traduction PASC)

JUAN MANUEL SANTOS CALDERÓN
Presidente de la República
Carrera 8 No. 7 -26 Palacio de Nariño Bogotá
Fax: + 571 596 0631

ANGELINO GARZÓN
Vicepresidente de la República
Carrera 8 No.7-57 Bogotá D.C.
contactovicepresidencia@presidencia.gov.co

RODRIGO RIVERA
Ministro de la Defensa
Avenida El dorado con carrera 52 CAN Bogotá D.C.
siden@mindefensa.gov.co infprotocol@mindefensa.gov.co mdn@cable.net.co

GERMÁN VARGAS LLERAS
Ministro del Interior y de Justicia
Carrera 9a. No. 14-10 - Bogotá, D.C.
Fax. 57 1 2221874 ministro@minjusticia.gov.co

VIVIANE MORALES
Fiscal General de la Nación
Diagonal 22B No. 52-01 - Bogotá, D.C.
Fax. 570 20 00 contacto@fiscalia.gov.co denuncie@fiscalia.gov.co

WOLMAR ANTONIO PEREZ ORTIZ
Defensor del Pueblo
Calle 55 # 10-32, Bogotá
Fax. 640 04 91 defensoria@defensoria.org.co secretaria_privada@hotmail.com

ALEJANDRO ORDOÑEZ MALDONADO
Procurador General de la Nación
Cra. 5 No.15 – 80F Bogotá D.C.
anticorrupcion@presidencia.gov.co reygon@procuraduría.gov.co

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Justicia y Paz

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