Nous unissons nos voix aux organisations sociales colombiennes et aux communautés en résistance pour clamer haut et fort : « le conflit en Colombie relève d'une guerre impérialiste » financée et alimentée par les intérêts économiques du Nord. « Notre » agence de développement international s'y implique pour modifier les cadres législatifs en faveur des entreprises étrangères, « notre » gouvernement conservateur signe un accord de libre-échange pour dorer l'image d'un État paramilitaire et le couvrir du sceau démocratique, « nos » entreprises (minières et pétrolières en premier lieu) y revendiquent la « sécurité de leurs investissements » qui se traduit par des brigades militaires chargées de la protection des mines et des oléoducs, des troupes paramilitaires qui « nettoient » le territoires (massacres et déplacements forcés) , des tueurs à gage qui éliminent les organisations syndicales, etc, « notre » production agricole y est écoulée à bas prix détruisant l'économie paysanne, etc, etc, malheureusement la liste s'allonge.
Campagnes du PASC
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Solidarité avec les prisonnières et prisonniers politiques |
AgrocarburantsLe PASC a lancé en 2004 sa campagne contre les agrocarburants en solidarité avec les communautés accompagnées dans le Bajo Atrato, Choco. Agrocarburants.* Le mot est à la mode, ou plutôt sa contrepartie idéologique le « biodiésel » qui évoque des valeurs écologiques liés à un développement durable. Rien n'est pourtant plus loin de la réalité. D'un point de vue écologique, les agrocarburants produisent d'avantage de gaz à effets de serre que les combustibles fossiles en plus d'être développés par une agroindustrie qui privilégie les monocultures intensives, grandes consommatrices de produits chimiques et cause d'appauvrissement des sols, voire souvent de déforestation et de désertification. |
Notre solidarité un territoire à décoloniserLorsque nous clamons notre solidarité avec les peuples du Sud, que nous exigeons pour eux (ou avec eux ?) des droits et du développement, nous lançons cet appel depuis nos écoles, notre confort, notre sécurité. Avant nous, d’autres bonnes intentions ont été formulées à l’égard des “ peuples étrangers ” pour leur apporter les bienfaits de notre civilisation. Il y a 500 ans, l’Occident prétendait exporter ses valeurs hors de ses frontières, l’entreprise s’est soldée par le génocide et l’esclavage de millions d’êtres humains. Ces cicatrices divisent aujourd’hui le monde (...)Nous tissons des liens avec les perdant-e-s de cette histoire et puisque nous voyons en eux et elles nos égaux, nous refusons de croire en la fatalité de leur pauvreté, de leurs violences, de leur “ retard ” : nous accusons un système qui érige son pouvoir en les écrasant. Pourtant, nous sommes confortablement installé-e-s au centre de sa victoire, jouissant des privilèges du peuple conquérant. Voir :http://decolo.pasc.ca/ |
