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Red de Hermandad y Solidaridad - Colombia

Red de Hermandad y Solidaridad - Colombia

La Red de Hermandad y Solidaridad - Colombia est un réseau, né en 1994, composé de la Red Colombia (organisations et processus communautaires) et de la Red Europa (groupes de bases et syndicats), ainsi que de quelques organismes d’Amérique du Nord. La Redher entend contribuer à la lutte contre l’impunité et à la défense des droits humains, en rapprochant les organisations sociales colombiennes et internationalesau sein de relations de solidarité politique. La Redher a plusieurs niveaux d’action : Tribunal permanent des peuples contre les firmes transnationales (TPP), Tribunal international d’opinion (TIO), École nationale agricole, Campagne de boycott de Coca Cola , appui aux plans de vie des communautés en résistance, notamment par l’accompagnement international, les dénonciations internationales et les pressions sur les autorités nationales.

Le PASC est membre de la Red de Hermandad y Solidaridad con Colombia ( RedHer) depuis 2006.

Au sein de ce réseau, le PASC travaille avec le Comité d’Integracion Social del Catatumbo ( CISCA) regroupant des communautés paysannes en lutte pour la défense de leur territoire (para)militarisé envahit par l’exploitation minière et pétrolière ainsi qu’avec la Fundacion Comite de Solidaridad con los presos politicos (FCSPP) qui offre un soutien légal et psychosocial aux détenu-es et à leur familles. [1]

Comision Intereclesial de Justicia y Paz

Comision Intereclesial de Justicia y Paz

La Comision Intereclesial de Justicia y Paz est un organisme colombien de défense des droits-humains qui accompagne depuis 15 ans des communautés victimes de déplacement forcé dans leur recherche de vérité, de justice et de réparation intégrale. Justicia y Paz accompagne également les communautés dans la consolidation de leur processus de résistance civile pour le droit à la Vie, au Territoire, à l’Autodétermination et à la Dignité, en aidant à construire un réseau d’appui national et international.

Les membres de Justicia y Paz font de l’éducation populaire et du travail psychosocial dans les communautés, qui sont gravement affectées par les traumatismes que génère la persécution paramilitaire. Leur présence permanente dans les villages des communautés afro-colombiennes du Jiguamiando, du Curvarado et du Cacarica dans le département du Choco, sert de mécanisme de protection contre les incursions armées. De plus, Justicia y Paz dénonce activement l’illégalité des compagnies privées travaillant sur les territoires collectifs des communautés. Ils accompagnent actuellement 10 organisations de communautés en résistance civile dans diverses régions du pays.

Justicia y Paz fait partie du peu d’organisations en Colombie qui osent encore dénoncer ouvertement que la stratégie paramilitaire n’est rien d’autre que le bras clandestin de l’État au service des grands propriétaires terriens, des narcotrafiquants et des compagnies transnationales. Pour cette raison, l’État veut criminaliser Justicia y Paz. La Comision Intereclesial Justicia y Paz a été récemment victime d’une énorme campagne de diffamation orchestrée par l’armée colombienne. Le 21 août 2003, lors d’une conférence de presse, le Commandant en chef de l’Armée colombienne, a accusé Justicia y Paz d’être le bras politique de la guérilla de la FARC-EP. Ce type d’accusation gratuite est monnaie courante en Colombie pour faire taire les mouvements sociaux.

Depuis 2003, le PASC accompagne les membres des Conseils Communautaires du Jiguamiando et du Curvarado ( département du Choco) en collaboration avec la Comision de Justicia y Paz afin de permettre le retour et le maintien sur leurs terres de ces communautés afro-colombiennes qui furent victimes d’une stratégie de massacres et de déplacements forcés ayant pour but d’instaurer sur leur territoire ancestral un méga-projet agroindustriel de palme africaine destiné au marché mondial du dit « bio »diésel.


Notes

[1]

Le Comité de solidarité avec les prisonniers politiques (CSPP)

Le Comité de solidarité avec les prisonniers politiques (CSPP) est une organisation de défense des droits humains créée en 1973 grâce à l’initiative de plusieurs organisations et personnalités connues (tel Gabril Garcia Marquez) préocuppées par les droits des détenu-e-s emprisonné-e-s pour des motifs politiques. Le CSPP se dédie à la protection et à la promotion des droits humains des prisonnier-ère-s politiques. Constitué principalement de bénévoles, le CSPP offre un soutien psychosocial aux prisonnier-ère-s et à leur famille, ainsi qu’un appui juridique pour leur défense en plus de participer dans différents espaces afin de dénoncer les arrestations arbitraires, la criminalisation abusive de l’organisation politique et du travail social et de rendre public les violations de droits humains qui ont cours dans les établissements carcéraux.

Les employé-e-s et militant-e-s du CSPP sont souvent l’objet de menaces de morts et ont souffert plusieurs violations de leurs droits. En 1990, Jesús Pedraza Becerra, avocat du CSPP de Bogota “disparu”, et en 1995, l’avocat Javier Alberto Barriga Vergel, membre de la section du Norte de Santader du CSPP fût assassiné au pas de sa porte. En 1999, se sont Jésus Puertas et Julio Ernesto Gonzalez du CSPP de Medellin qui sont assassinés et la liste de victimes s’allonge. Si le CSPP s’est vu obliger de fermer ses portes en 1999 dû aux nombreuses menaces contre ses membres, il est aujourd’hui de nouveau sur pieds et ses militant-e-s continuent leur labeur malgré la répression et la criminalisation de leur travail.